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Audit énergétique en entreprise : ce qui change pour vous à partir du 6 juillet 2026
20 Juillet 2026

Audit énergétique en entreprise : ce qui change pour vous à partir du 6 juillet 2026

Un nouvel arrêté du 2 juillet 2026 vient modifier les règles de l’audit énergétique pour les entreprises. Ce texte, qui entre en vigueur le 6 juillet 2026, apporte plusieurs évolutions concrètes dans la manière dont les audits énergétiques sont réalisés et déclarés. Si vous êtes propriétaire ou gestionnaire d’un bien utilisé par une entreprise soumise à cette obligation, ou si vous louez des locaux à une société concernée, il est utile de savoir à quoi vous attendre lors du passage d’un professionnel pour un audit énergétique. Ce guide vous explique les changements principaux et comment vous préparer pour que tout se passe au mieux.

Pourquoi la méthode d’audit énergétique évolue-t-elle en 2026 ?

L’audit énergétique vise à analyser en détail la consommation d’énergie d’une entreprise pour repérer les pistes d’économies et d’amélioration. L’arrêté du 2 juillet 2026 actualise les informations à collecter et à déclarer lors de ces audits, afin de renforcer la transparence et la qualité des données. L’objectif est de mieux distinguer les différents profils d’entreprises, de prendre en compte leurs spécificités (comme la présence d’installations industrielles soumises à des quotas d’émissions de gaz à effet de serre), et d'assurer un suivi plus précis de la performance énergétique sur plusieurs années.

En clair, les audits énergétiques réalisés à partir du 6 juillet 2026 devront répondre à de nouvelles exigences, ce qui peut avoir un impact direct sur la préparation de l’intervention, les documents à fournir et la manière dont le professionnel va travailler chez vous.

Le jour J : comment se déroule l’intervention dans vos locaux ?

Lorsqu’une entreprise occupe un bâtiment ou un local, la réalisation d’un audit énergétique implique la visite d’un professionnel certifié. Voici ce à quoi vous pouvez vous attendre concrètement :

  • Accès aux locaux : L’auditeur aura besoin d’accéder à l’ensemble des espaces utilisés par l’entreprise, que ce soit des bureaux, des ateliers ou des zones techniques, afin d’observer les usages, les installations et de relever les consommations.
  • Durée de l’intervention : La durée dépend de la taille et de la complexité du site. Plus le bâtiment ou le nombre d’établissements est important, plus l’intervention peut prendre du temps.
  • Documents à présenter : Il sera demandé de communiquer les relevés de consommation énergétique sur les 4 dernières années (électricité, gaz, fioul, etc.), ainsi que tout document relatif à d’éventuels certificats de système de management de l’énergie ou à un contrat de performance énergétique, si l’entreprise en possède.
  • Périmètre audité : L’auditeur devra justifier précisément quel(s) établissement(s) sont concernés, la part de consommation énergétique couverte, et expliquer s’il procède par échantillonnage (c’est-à-dire si tous les sites ne sont pas audités mais seulement une partie représentative).

L’audit ne se limite donc pas à une simple visite : il s’agit d’une analyse approfondie, qui peut nécessiter un accès à plusieurs pièces, installations ou équipements.

Ce que va vérifier et produire le professionnel lors de l’audit

L’arrêté du 2 juillet 2026 précise que l’auditeur devra désormais renseigner de nouvelles informations lors de son intervention, notamment :

  • La taille de l’entreprise auditée (nombre d’employés, chiffre d’affaires, etc.).
  • Si les locaux comprennent des installations soumises à un système de quotas d’émissions de gaz à effet de serre, ou non.
  • Les consommations énergétiques annuelles des 4 dernières années, détaillées par site ou établissement.
  • Les activités auditées au niveau de chaque établissement (bureaux, production, stockage, transport, etc.).
  • La répartition précise de la consommation d’énergie finale par domaine : bâtiments, procédés industriels, transport.
  • L’identité du professionnel intervenant, avec son numéro de certification et le nom de l’organisme certificateur.

Toutes ces données seront remontées sur la plate-forme informatique prévue par l’article L.233-1 du code de l’énergie, afin de garantir la traçabilité et la conformité de l’audit.

Comment bien vous préparer à l’audit énergétique ?

Pour faciliter l’intervention du professionnel et gagner du temps, il est recommandé de :

  • Rassembler à l’avance les relevés de consommation énergétique des 4 dernières années pour chaque type d’énergie utilisée.
  • Préparer les documents relatifs à d’éventuels certificats de système de management de l’énergie (SME) ou à un contrat de performance énergétique, si l’entreprise en dispose.
  • Identifier clairement les différents usages de chaque partie des locaux (bureaux, ateliers, stockage, etc.), pour aider l’auditeur à cartographier les activités.
  • Prévoir une personne sur place pour accompagner le professionnel lors de la visite, afin de répondre à ses questions et de faciliter l’accès aux différentes zones.

Une bonne préparation permet non seulement de respecter les nouvelles obligations, mais aussi de profiter au mieux des conseils et recommandations issus de l’audit pour améliorer la performance énergétique de votre bien.

En résumé : ce qui change pour vous avec l’arrêté du 2 juillet 2026

À partir du 6 juillet 2026, les audits énergétiques réalisés dans les entreprises sont plus précis et mieux encadrés. Pour les propriétaires ou occupants de locaux d’entreprise, cela signifie plus de transparence sur la performance énergétique, mais aussi plus de rigueur dans la préparation de l’intervention. Anticipez la collecte des documents demandés, organisez les accès nécessaires et profitez de ce temps d’échange avec un professionnel pour identifier les pistes d’économie d’énergie adaptées à votre situation. Si vous avez un doute sur votre obligation ou souhaitez préparer au mieux l’audit, n’hésitez pas à prendre conseil auprès d’un diagnostiqueur certifié.

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